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Cancer et emploi : préparer l’annonce, organiser l’absence et réussir son retour !

27 Oct. 22

Chaque année en France, 382 000 personnes sont touchées par le cancer. Parmi-elles 30% sont en emploi. Au total, ce sont près de quatre millions de personnes qui vivent avec ou après un cancer dans notre pays.

Source : Agefiph

Si l’amélioration de la qualité des soins allonge la vie des personnes touchées par le cancer, ces dernières doivent toujours faire face à d’importantes conséquences sociales et professionnelles. Comment annoncer la maladie à son employeur ? Comment gérer les absences liées aux traitements ? Que faire en cas d’arrêt prolongé ?

Les questions que se posent les salariés sont nombreuses. Dans cet article, on vous donne quelques clés pour concilier travail et cancer lorsque c’est possible et comment envisager la reprise d’emploi dans les meilleures conditions !

Annoncer son cancer à son employeur : connaître ses droits

Avant tout se poser les bonnes questions

Pour trouver les bons interlocuteurs, il faut d’abord se poser les bonnes questions. Pour cela, la plateforme Emploi & Cancer aide les personnes malades à trouver l’aide dont elles ont besoin. On y retrouve des portraits filmés qui explorent des questions liées à l’emploi et au cancer : Doit-on parler de sa maladie à son employeur ? Est-ce qu’il faut arrêter de travailler pendant son traitement ? Quelles indemnités et quelle prise en charge ?

Lorsque le cancer est diagnostiqué, une série de droits sociaux (dispositifs, aides…) se mettent en place, en particulier dans le champ de l’emploi. Pour tout savoir, on vous recommande de consulter cet article.

Annoncer ou non son cancer à son entreprise, telle est la question

Il n’existe aucune obligation légale à annoncer son cancer à son employeur ou encore à ses collègues. Informer son entreprise est une décision qui relève d’un choix entièrement personnel. Même en cas d’absence prolongée liée à un arrêt de travail, votre employeur n’a pas à en connaître la cause.

Mais si votre environnement professionnel le permet, en parler peut-être utile à plusieurs niveaux :

  • Pour faciliter les rapports et obtenir un soutien supplémentaire.
  • Pour ne pas susciter d’incompréhension risquant de crisper vos relations avec les collègues liées à la fatigue des traitements ou aux absences régulières.
  • Pour réaliser des aménagements dans l’organisation de votre travail en adaptant par exemple le rythme ou en facilitant le télétravail.

Rien n’oblige non plus à en parler à la médecine du travail. Mais le médecin peut être un véritable allié. Tenu au secret médical, il est là pour répondre à vos questions et trouver des solutions adaptées à la situation.

À noter que le code du travail interdit aux employeurs de prendre des mesures en raison de l’état de santé d’un salarié comme des sanctions, un refus de promotion ou de formation, un licenciement etc.

Continuer de travailler ou s’arrêter ?

Arrêter son activité professionnelle pendant le traitement du cancer

Pour certains, la fatigue physique et psychologique liée à la nouvelle puis aux différents traitements empêche de poursuivre une activité professionnelle. Dès l’annonce du cancer, il est possible de prendre un arrêt de travail pour une durée déterminée qui sera prolongée par le médecin.

L’arrivée d’un cancer ouvre le droit aux indemnités journalières versées tous les 14 jours pendant 3 ans maximum. Elles sont accessibles sous certaines conditions consultables ici.

L’année suivant le diagnostic, correspondant généralement à la phase de traitement, près d’une personne sur dix rejoint les rangs de ceux qui ne travaillent pas ou peu.

Pour bien préparer la reprise, les professionnels recommandent d’envisager le retour à l’emploi deux à trois mois avant la fin des traitements. L’occasion de prendre le pouls des évolutions de l’entreprise et de voir si elle est encore en accord avec le projet professionnel.

Travailler avec un cancer

Chaque jour, 1200 personnes apprennent qu’elles ont un cancer. 400 d’entre elles travaillent.

Lorsque c’est possible et souhaité par la personne, conserver un emploi durant le parcours de soin participe à l’amélioration de la qualité de vie des malades. L’OMS définit d’ailleurs la santé comme « un état de complet bien-être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ».

Même si les traitements du cancer n’empêchent pas le salarié de continuer son activité, il peut tout de même avoir besoin de s’absenter de manière plus ou moins régulière.

En accord avec l’employeur, ces absences peuvent se faire dans un cadre prévu par la loi comme :

  • Dans le cadre de l’ALD (affection de longue durée). Le salarié peut bénéficier d’autorisations d’absence de son travail pour suivre ses traitements médicaux sans être forcément en arrêt de travail. Pour tout savoir, rendez-vous ici.
  • Dans le cadre de la RQTH.
  • La pratique de l’horaire individualisé : l’employeur vous permet de choisir les heures d’arrivée et de départ à l’intérieur de plages horaires mobiles.

Pour continuer le travail, certains aménagements peuvent être nécessaires et négociés par le médecin du travail avec l’employeur.

La reprise d’emploi après un cancer

Le retour au travail est un moment clé dans la reconstruction des personnes atteintes d’un cancer.

C’est une étape souvent délicate vis-à-vis de son propre ressenti (fatigue, stress de la reprise), des réactions de l’employeur et des collègues et du suivi médical.

La reprise d’emploi après un cancer peut prendre plusieurs années. 49% des personnes ayant été touchées par la maladie souffrent encore « d’une fatigue cliniquement significative 5 ans après le diagnostic ». Pour anticiper les difficultés éventuelles, rien ne vaut une bonne préparation !

Pour bien préparer son retour à l’emploi, il est conseillé de demander à la médecine du travail une visite de « préreprise ». Le médecin y évaluera l’aptitude du salarié à reprendre ou non son activité professionnelle dans les mêmes conditions qu’avant son arrêt maladie.

Selon vos souhaits et vos capacités, le professionnel de santé pourra négocier auprès de votre employeur un aménagement de poste, d’horaires ou encore de matériel.

Il existe plusieurs dispositifs permettant d’adapter la reprise du travail comme le mi-temps thérapeutique, pour un retour progressif dans de bonnes conditions. Le dispositif permet de toucher un salaire complet durant un an maximum.

Au-delà de la médecine du travail, les Espaces Ressources Cancers se penchent notamment sur « l’accompagnement du retour à l’emploi des personnes actives malades ou en rémission ». Plusieurs Espaces Ressources Cancers sont accessibles dans les Hauts-de-France.

Quelques ressources

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  • Obtenir un emploi ; un contrat de travail au sein d'une entreprise sensibilisée et engagée.
  • Accéder à la formation ; des études ou une reconversion professionnelle, avec des contrats sur-mesure.
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