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RQTH, GEIQ et résilience : Grégoire sur le ring de l’emploi !

29 Juin. 22

Portrait de Grégoire

À tout juste 26 ans, Grégoire a un parcours qui confirme l’adage que « quand on veut, on peut ». Pas épargné par les difficultés de la vie, il dû faire preuve de détermination pour trouver sa voie dans le monde professionnel. C’est au contact de ses clients dans le secteur bancaire que Grégoire s’épanouit désormais. Passionné de sport, il est également un boxeur émérite, qui a réussi à passer en moins de 4 ans, de la handiboxe en fauteuil à des combats face à des sportifs valides.

Au GEIQ, nous sommes fiers de l’accompagner depuis plus de 5 ans ! On vous propose de découvrir ce parcours hors du commun qui force l’admiration !

Au départ, tu ne te prédestinais pas à travailler dans le secteur bancaire. Quel a été ton parcours ?

À l’origine je voulais faire des études de kiné. Malheureusement, mon état de santé ne me permettait pas de faire les vaccins obligatoires pour exercer cette profession.

En 2015, l’année de ma terminale, on m’a diagnostiqué une leucémie. J’ai passé le bac à la session de septembre, entre deux chimiothérapies. Heureusement j’ai obtenu mon diplôme mais le combat a été long ! J’ai dû subir deux greffes, de nombreux traitements et j’ai été hospitalisé de nombreux mois.

En 2017, j’avais déjà perdu deux ans mais j’avais la volonté de commencer mes études. J’ai choisi un domaine que j’aimais beaucoup au lycée : l’économie, à défaut de pouvoir faire kiné ou de me lancer dans une carrière sportive.

Je voulais intégrer un cursus en alternance mais je n’arrivais pas à trouver une entreprise. Je ne cachais pas mes soucis de santé aux employeurs et j’indiquais systématiquement ma RQTH. C’était compliqué pour eux de m’intégrer dans leur organisation car je devais aller à l’hôpital toutes les semaines et je risquais d’avoir des absences à répétition. Et c’est à ce moment-là que j’ai croisé le chemin du GEIQ .

Comment as-tu découvert le GEIQ Emploi & Handicap ?

Tout le monde me disait « tu sais les entreprises sont obligées d’employer des personnes en situation de handicap ». Alors un jour j’ai tapé bêtement sur Google « recherche d’emploi handicap  » et je suis tombé sur le GEIQ.

C’était un pur hasard. Très vite, j’ai été en contact avec Eva Fichaux, elle me suit depuis cette époque, ça va donc faire 5 ans !

Tu as réalisé tout ton cursus universitaire en alternance, peux-tu nous en parler ?

Pour commencer, j’ai intégré un BTS en alternance au Lycée Gaston Berger de Lille.

Pour ma première année, le GEIQ m’a mis en relation avec l’entreprise Solly Azar dans le domaine de l’assurance. J’y ai travaillé durant plusieurs mois mais malheureusement j’ai eu de nouveaux problèmes de santé. Un jour, en allant travailler, mes jambes ont lâché.

Les traitements liés à ma leucémie ont abimé mes articulations jusqu’à un point de non-retour. J’ai été absent plusieurs semaines et j’ai dû apprendre à vivre avec un fauteuil roulant.

Heureusement, dès que ça a été possible, j’ai pu réintégrer mon alternance notamment grâce à l’intervention du GEIQ qui m’a grandement aidé. Le GEIQ a fait une demande auprès de l’AGEFIPH pour me financer un chauffeur privé durant un mois. C’est grâce à ce dispositif que j’ai pu continuer à travailler.

La deuxième année d’alternance, le GEIQ m’a mis en relation avec Boulanger Customer Care où j’ai pu travailler en tant que gestionnaire d’assurance. Et en 2019, j’ai obtenu mon BTS !

BTS en poche, tu as souhaité continuer tes études malgré les épreuves. Comment ça s’est passé ?

Encore une fois, c’est le GEIQ qui m’a accompagné et orienté vers le domaine de la banque. C’était un secteur qui me plaisait et c’était la continuité logique de mon cursus en assurance.

J’ai intégré l’IPAC Bachelor Factory pour ma troisième année et le GEIQ m’a mis en relation avec la Banque Populaire du Nord de Wasquehal. La directrice m’a donné ma chance et j’ai intégré l’équipe en tant que chargé d’accueil.

Malheureusement, en cours d’année, une pandémie mondiale est venue chambouler tous mes plans ! Considéré comme personne très à risque, j’ai été renvoyé chez moi durant le confinement par mesure de sécurité. À l’époque, le GEIQ a maintenu mon salaire alors que le télétravail n’était pas possible. Je suivais les cours à distance et je pouvais me consacrer à ma rééducation. La même année, je me suis fait opérer de mes prothèses de genou.

La licence en poche, j’ai demandé à la Banque Populaire s’ils souhaitaient me reprendre en alternance pour un Master et ils ont accepté ! J’ai donc intégré l’Institut Supérieur de Gestion (ISG). J’ai continué à travailler à l’agence de Wasquehal puis à celle de Tourcoing pour me donner l’opportunité de gérer mon propre portefeuille clients.

J’y ai une fonction hybride, entre le chargé d’accueil et le conseiller auprès des particuliers.

Qu’aimes-tu le plus dans ton métier ?

Ce que j’aime le plus dans mon métier c’est rencontrer du monde ! J’aime échanger avec les gens, répondre à leurs besoins, les rassurer et leur proposer des solutions adaptées. J’aime aider les autres.

J’aime également le côté vente de mon métier. Je me mets par exemple des petits challenges personnels pour me positionner par rapport aux autres conseillers.

Qu’aimerais-tu dire à aux personnes qui hésitent à faire une demande de RQTH ?

Il faut la faire ! La RQTH ouvre des portes et créée de vraies opportunités. Sans cette reconnaissance, je n’aurais pas travaillé avec le GEIQ et réussi tout ce parcours. Oui ce n’est pas une partie de plaisir : il faut voir le médecin, monter un dossier mais c’est important de le faire. Je ne vois pas d’aspect négatif à sauter le pas, en plus rien n’oblige à le dire à l’employeur.

Plus jeune, tu étais un grand sportif. Comment ça se passe pour toi désormais ?

Le foot et le sport de manière générale prenait une grande place dans ma vie. J’ai été obligé de tout arrêter mais en vrai fan de Rocky, j’avais le rêve de pratiquer la boxe !

Mon défi c’était de trouver un club qui pratiquait l’handi-boxe en fauteuil. Après quelques recherches, j’ai trouvé un entraineur qui aimait autant les défis que moi au Boxing Club Hemois.

Peux-tu nous parler de ton palmarès de boxeur ?

Chaque année j’ai évolué !

La première année, je combattais en fauteuil, la seconde année debout avec une prothèse et la troisième année j’avais mes deux prothèses. Ça se passait bien, donc pour la 4ème année j’ai décidé de combattre face à des valides.

C’est beaucoup plus dur mais j’ai réussi ! J’ai démarré au plus bas et rien que le fait de monter sur un ring face à une personne qui n’a pas de problème de santé reconnu, avec mes proches derrière moi c’était déjà une victoire.

Pour moi, la boxe c’est une philosophie de vie. Sur un ring je ne me bats pas contre quelqu’un mais contre moi-même. J’essaye toujours d’être meilleur chaque jour dans ma vie en général et dans le sport c’est pareil.

C’est quoi la suite pour toi ?

Je dois encore terminer mon mémoire et je serai diplômé en septembre. Après ça, je ne me ferme aucune porte ! Je sais d’où je suis parti et je vais tout faire pour aller plus loin !

Si comme Grégoire vous souhaitez pratiquer une discipline handisportive, on vous invite à consulter notre article sur ses atouts dans la recherche d’emploi !

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Pourquoi pas vous ?

être salarié.e Geiq,

c'est :
  • Obtenir un emploi ; un contrat de travail au sein d'une entreprise sensibilisée et engagée.
  • Accéder à la formation ; des études ou une reconversion professionnelle, avec des contrats sur-mesure.
  • Des opportunités d'évolution professionnelle.

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